Archive for juillet, 2012

Commitment

mardi, juillet 24th, 2012

While looking into the history of the World Economic Forum, I landed on this quote from Goethe:

Until one is committed, there is hesitancy, thechance to draw back, always ineffective,concerning all acts of  initiative (and creation).There is one elementary truth the ignorance ofwhich kills countless ideas and splendid plans:that the moment one definitely commitsoneself, then providence moves too. All sortsof  things occur to help one that would neverotherwise have occurred. A whole stream ofevents issues from the decision, raising in one’sfavour all manner of  unforeseen incidents andmeetings and material assistance which no mancould have dreamed would have come his way.Whatever you can do or dream you can, beginit. Boldness has genius, power and magic in it. Begin it now.

I wish you all god luck in your ventures. May providence, nature, or God as some others call it, be with you.

Ce n’est pas une blague

mercredi, juillet 11th, 2012

Au hasard de mes navigations, je suis tombé sur un spécimen, une créature énigmatique.

Il s’agirait d’une espèce de poisson qui vit dans les profondeurs (jusque 1200 mètres) des eaux Australiennes et Tasmaniennes. Le BlobFish il s’appelle! Ou si vous préférez son nom scientifique: Psychrolutes marcidus. Jugez-en par vous même. Moi je suis surtour interpellé par la forme du visage. Dessin animé ou humain?

Le BlobFish, courtesy of glogster

A mon fils

lundi, juillet 9th, 2012

Un jour de l’an de grâce 2012, je me suis réveillé. Tu avais 5 ans et quelques mois, presque 6 ans! Tu étais haut comme ça, un petit bout d’homme. Et pourtant tu savais faire tellement de choses.

Naturellement curieux, tu t’intéressais à ce qui se passait autour de toi, à ce que faisait ton voisin. Qu’il s’agisse d’écran de tablette ou de planche à découper, tu étais toujours là poser des questions. Heureusement que ta mère étais là pour répondre à ces innombrables interrogations. « Pourquoi tu dis ça maman? ». Et pour que tu puisses trouver les réponses plus facilement, tu avais appris à lire.

Et tu as très tôt eu un sens de l’expérience et de l’indépendance. T’y as-t-on poussé? Je ne sais.  Mais ce que je sais, c’est que tu adorais essayer et réussir par toi même. Puzzles de 50 pièces, épluchage de patates, lecture, jeux vidéo, tout y passait. Même qu’une fois, tu as placé 3 pièces dans le puzzle de 1000 pièces (tu te souviens, un paysage avec au loin des montagnes et au premier un champ entier de tournesol. Il nous avait pris un mois à ta mère et moi pour en venir à bout. Et la cuisine! Tu aimais bien m’accompagner derrière les fourneaux. J’ai des photos mon coco. Madeleines, tiramisu, patates sautées, rien ne nous résistait; « Papa est-ce que je peux t’aider? ». Continueras-tu de pratiquer ce noble art que la création culinaire?  A 4 ans tu t’étais auto-proclamé préposé à la vaisselle (des couverts). Tu te souviens? Nous faisions souvent des parties de MarioKart sur la WII, et généralement tu finissais devant moi, avec ton ami Mario! :)  Et tes illustrations! Tu as le don d’illuminer les dessins d’une façon qui attire l’oeil uniquement là où tu l’as voulu, sans dénaturer l’image globale. Je me souviens encore de cette magnifique collection de Messieurs Patates que tu avais faite sous la houlette de Mme Isabelle.

Tu savais également être un bon enseignant pour ta petite soeur. Tu savais faire attention à elle et la protéger. Tu savais simplifier les règles des jeux pour la faire participer. Tu te souviens de Pirat Attaq? :)

Fidèle en amitié, tu aimais ta bande de copains: Yanis, Grégoire, Thierry et Gaspard. Tellement, que quand il a été évoqué l’idée de passer directement en CE1, tu as dit non. Ce n’est pas prouvé, mais je pense que tu as saboté des évals à cette période, juste pour rester avec tes copains. Pas encore 6 ans, et déjà deux dents tombées. Tu faisais des communiqués à la petite souris. « Petite souri tu pe me doné une pièce? » Au fait, qu’as tu fait des pièces que tu as reçu de la petite souris?

Et, s’il y a bien quelque chose où tu excellais, je pense, c’était le rêve. Tu t’arrêtais parfois de longues minutes, le regard fixe, plongé dans une imagination qu’ensuite tu savais nous faire partager. oui, tu aimais bien inventer et raconter des histoires. Peut être ça qui te donnait un sommeil si profond? Je reste persuadé en tout cas que ça ne t’empêchera pas de rendre le matelas sec d’ici quelques mois.

Et puis, je ne t’ai jamais dit à quel point j’appréciais ton obéissance, :D. Je me dit que si je te le dis, tu risques de prendre la grosse tête. Mais est-ce un risque, avec un gars sérieux comme toi?

Je ne sais pas comment on en est arrivé là. Je me souviens d’un soir de Juillet 2006. Avec ta mère, après un dîner au KFC, on avait veillé très tard, jusque 3h du matin. Et puis les contractions, l’ambulance, et quelques heures plus tard, un petit bébé, à peine plus haut que ma main. Et maintenant, voilà ce que tu es devenu. Un petit garçon magnifique. Tu es ce que tu es; et même, tu es qui tu es. Je ne sais pas quand tu liras cette lettre. Et je ne sais pas quel monde nous vous aurons laissé. Mais j’espère que tu auras gardé cette intensité et cette entièreté qui te caractérisait petit garçon. Prends bien soin de toi, mon pote.

Shalom!